Voir l’article

Ça lui rappelle Parade
Le rideau tombal, en pierre de velours
Avec des étincelles rouges, nuées d’hourras descendus, cendres moulues vrilles des cintres
Jetant des lits de peaux à terre, neutrinos-Janus les premiers par dessus visages de leur tambour
Chutes sourdes signalées par le sémaphore du polygone où d’ordinaire se pendaient sur scène les peintres
Côté Kronstadt, côté Kronprinz, le théâtre perd les os à trop se muer ventre à terme vers Levant à la solde des îles de Leningrad

Daix et Aragon lui offrent du pain, lui donnent du papier et cinq semi-colons de barbe à la une pour qu’il blasonne la petite stupeur des peuples devant la mort du plantigrade
Sésame peint, sati sur le bûcher, Picasso, sang saisi, ne fait qu’un tour
Voici tenue la boucle de temps qui ramène les assassins
À la racine perdue de leurs labeurs d’amour
Braqueur de banque des ordres mendiants, faux-moine assis devant la Porte de Vence avec à la main déjà sa bouteille d’huile de ricin
Qu’il dorme même, on dirait qu’il tremble encore sous la cire chaude, thermomètre ôté de quelques centigrades

C’est Nijinski qu’on assigne à Massine par pur esprit de contre-arlequinade
Acquis à la Kiev des Rus, de la Nièvre aux fleuves de seins de l’Île kourile qui se nourrit de ses contours
Géorgien montagnard des foules en naissain
Koba l’Hikikomori du Kremlin, kyőiku-mama ou papagon, Moscou confinée dans le salon de chacune de ses datchas, sapeur de la société jusqu’aux derniers entours
Sans méconnaître le gras besoin de rire du Malin
Au Politburo, l’oreiller de Beria sur la tête, vient de faire un four
Oublié des Berlinales, les westerns adorés du sacristain got mad

Gouvernemental géant sur les épaules, nain ne sert à courir, il faut au martyr s’ensevelir à point, debout sur la liste des jardins aux coupes claires du Camarade
Faire du cercueuil le tour
L’Aube au bassin
Voir le jour
L’insinuer assis au banc des bandits suceurs de vie et donneurs de destins
Comme en 40, Daix et Aragon en prirent pour leur grade

° Posté, texte et esquisse – laquelle sert d’illustration à cet Amomon -, sur Instagram, Dechosey, le 18 juin 2020 à midi, avant l’émission de France 5 Télévision La Grande Librairie et l’invitation faite à Enki Bilal, par l’animateur et critique littéraire, de dessiner quelque chose, un portrait de Staline en l’occurrence. De rien.

Laisser un commentaire