Derrière les éminences. De dos, de la vertèbre creusée, poudreuse, a séjourné sur l’Hellespont de la Garonne qui se jeta du poids de son cou dans le cordage de la pierre. Bastide prise par le gel déchaussé des lombes à son octroi. Grisés, on s’y tient à bief, ceux qui survivent là auront fait chuter au fond du corps le lac de leurs électrons, détachés de la glaise, morts pendant la traversée vers la berge à la lèvre fêlée, fantômes de porcelaine dénoués des serments prêtés, ganse au sol comme un coulis abandonné dans ses prières, masques de supplications sur l’ébauche d’une figure hurlant d’emprunter la distribution de ses farines éparpillées pour solde de toute chaussée. Des femmes possesseuses du large bassin de la langue française, terribles palingénésie de routières des fois lourdes, polisseuses de lignes de lois, des pilotes chasseresses de traces d’alevins vineux dans les grasses dérives de prophylactiques amarrages qui furent arrachés par le courant, acquéreuses de génie du profilage remorqueur d’empreintes positives du littoral énorme, amies intimes des fabricants d’ex-voto pour dompteuses de tigres de Sumatra, éleveuses, dans la fumée des sacrifices ambiants, de vocations d’héroïnes vouées au culte d’Açoka, comme les édits de l’amour gravés sur la prière du fleuve qui s’encastre et obtint, plus loin, de passer. Juges de Daumier décorés par des ours. Éphémères Beuys fondus, peintres de la société froide et congelée dans sa permanence du dimanche, nourris à la buse de leur propre graisse. Pauvres hères familiers de l’habitacle d’un Fouga-Magister dont le moteur droit ingéra de la glace. Nouvelles tombées des ambres démembrées – schéma de piqué d’un avion touché par les mouches de la Flak ou déjà faufilé dans la surbrillance de la brume de terrain, feuilles du plan d’attaque du cas Jaune voletant hors des derniers soufflets d’un cartable en cuir trop ciré -, qu’une société de neige civile nivelle. Au bord du cordeau dans les billots statiques, bouche ouverte dégoulinant de cordite, les pontonniers de Napoléon sont partis gommer le pont Chaban, tout fuit déjà dans les nuages rouis de l’été. Les années françaises eurent pour une fois encore la suprématie aérienne à la racine du ciel des évents, nûment, sans sous-traiter le flanc aux intactes circonstances.
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Tapé un jour de mars 2008, sur place, en face de l’école de la magistrature et de son nouveau public. Un commentaire de tête, avec lequel je n’étais pas d’accord sur tout mais qui ne pouvait s’empêcher de piaffer, avide trotteur de la pensée comme nous en avons tous à son écurie. Impéritie de notre malheureux esprit frappeur.

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